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    Cinéma: LA PIROGUE

    Cinema.jpgLE JEUDI 13 MARS À 20H, LA PIROGUE de Moussa Toure (Sénégal-France-Allemagne 2012)

    Avec Souleymane Seye Ndiaye, Malamine Drame, Laïty Fall

    D'un village de pêcheurs près de Dakar part une pirogue. A son bord, un capitaine improvisé, Baye Laye, et une trentaine d'hommes déterminés à rejoindre l'Espagne. Peu d'entre eux ont conscience des dangers du voyage, et certains n'ont même jamais vu la mer... Les heures et les jours passent. D'une vague à l'autre, les rêves perdent de leurs couleurs, la bonne humeur s'inquiète. Les sourires s'estompent sous les regards méfiants.

    Ce n'est pas dans sa manière de dire l'histoire que La Pirogue cherche à surprendre. Lisiblement enchaînées les uns aux autres, les péripéties se succèdent et s'accumulent, inévitables, dans la trajectoire d'un destin. Celui que nous suivons, Baye Laye, est parti presque malgré lui, comme le Maximus de Ridley Scott, dans Gladiator. A ses côtés, nous portons un oeil un peu décentré sur les choses. Le temps et la distance du jugement nous sont laissés.

    Peinte avec une rigueur documentaire, cette fiction nourrie d'un réel inquiétant est racontée avec une pudeur sans naïveté qui étonne, tant on s'attend à sentir l'urgence de dire, qui excuse tant de maladresses.

    Point de tout cela : modération, justesse, nuances, dès cette première scène de lutte où se mélangent sans heurts modernité et folklore. Les combattants s'arrosent de différents liquides exigés par la coutume à l'aide de bouteilles en plastique. Les spectateurs les encouragent en chantant et en tapant des mains. Ils portent des vêtements traditionnels ou contemporains, négligent parfois le spectacle pour consulter un téléphone portable. Qui peut définir cette réalité, circonscrire ses limites ? Séparer ce qui vient d'ailleurs de ce qui vient d'ici, celui qui reste de celui qui part ?

    Sur le bateau, le réel s'assombrit, mal concurrencé par des châteaux en Espagne trop modérés et contrariés par la lucidité pour tenir au-delà des mots. Dans le huis-clos mouvant de la pirogue, le seul à connaître la vérité est le fou, Yaya, pris dès le début de panique. Son rêve à lui, son obsession, sont bien réels : une poule qu'il chérit comme sa vie. Il pleure, et geint. Il faut l'attacher, de peur que son angoisse ne se transmette, et la vérité avec elle.

    Sans pesanteur ni jugement, le film donne à voir avec patience et élégance tout ce qui fait la nature singulière de ce voyage : les paranoïas et les solidarités nouées, l'urgence du bouc émissaire, la mort crainte, oubliée, indifférente. Tout ce qui fait ce voyage, également, à la semblance de tant d'autres : le chant qui s'élève pour estomper la peur, comme la musique de l'orchestre du Titanic accompagnant le naufrage.

    C'est en montrant ce que nous ne nous attendions pas à reconnaître que La Pirogue surprend, dérange, éveille : ce Radeau de la Méduse contemporain, nous préfèrerions le croire dans tous les sens du terme à l'autre bout du monde...

     

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    Un extrait ? http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19400338&cfilm=206433.html

    Cinéma & un verre de vin 3 E

    Organisation : BIG BROL asbl - le PROGRÈS asbl

    Collaboration : La Province de Hainaut - Article 27

    Fleurs Cristaline -SPRL - l'Étude (A. Fiore) - Feron Jardins SA - Restaurant le Roy d'Ys - la SA Bouton

     

    Big Brol C/O FREDDY GUIDé asbl - N° d’Entreprise : 48023779 rue de la Station, 58/2 – B6140 – Fontaine-l'Évêque - Belgique - Tel : 32 71 54 51 04 – Portable : 32 497 53 50 34 - guidf7@gmail.com
     
    Banque:BE29 0682 3389 0164 - IBAN : BE29 0682 3389 0164 – BIC / GKCCBEBB
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    Histoires tendres, coquines et savoureuses

    Theatre.jpg"ET SI CE PAYS EXISTAIT"

    de François Noul avec Jacky Druaux et Nathalie Berckmans :

    Histoires tendres et coquines pour aimer, rire, sourire et rêver... Retrouvez Arsène , découvrez Mama Paula, la chèvre d'Ernest, les indémodables crevettes, la cravate bleue, un joyeux anniversaire lapinesque, ainsi que d'autres nouveautés poétiques, burlesques et savoureuses.

    2 séances : 15 mars 2014 20h30 et 16 mars 16h Salle de la Bouteillerie (Bd du Nord), Fontaine-l’Évêque.

    Réservations 0472/591409  jackydruaux@hotmail.com

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    Bernard Cordier a été abattu voici un mois!

    356856747.jpgPas encore d’élucidation : les premières heures sont primordiales dans une enquête...

    Cela fait un mois tout juste que Bernard Cordier a été abattu sur la place de Wallonie à Fontaine-l’Évêque, à deux pas du Bancontact. Un mois que les enquêteurs de la police judiciaire fédérale cherchent tous azimuts, interrogent, auditionnent ou même interpellent... Sans qu’il y ait d’inculpation à ce stade.


    C’était le samedi 1er février. Une soirée animée sur la place de Wallonie : les bistrots étaient encore ouverts et bondés pour la plupart. C’est un passant qui a découvert le corps inanimé de Bernard Cordier, 36 ans, gisant sur le sol vers 2 heures du matin... Sa veste traînait à quelques mètres. On a d’abord pensé que le malheureux avait été agressé alors qu’il retirait de l’argent au distributeur tout proche... Mais rien n’a permis de privilégier cette hypothèse.


    Depuis les hommes de la PJF ont multiplié les investigations. Dans toutes les directions : « On travaille beaucoup, on a entendu beaucoup de monde, mais les preuves manquent... » dit-on du côté de l’enquête.
    Bref, même si, dans les bistrots fontainois, les rumeurs vont plus vite que la musique du carnaval qui s’annonce la semaine prochaine, il faut bien se rendre à l’évidence : ce crime-là est toujours tous les week-ends, au grand dam des riverains et des commerçants qui habitent sur place et ont parfois bien du mal à dormir tranquillement. C’est dans ce contexte-là que les enquêteurs ont été amenés à intervenir : auditionner des témoins qui ont passé la moitié de la nuit au cabaret n’est jamais une partie de plaisir. D’autant que Bernard Cordier avait eu son lot de petites affaires qui lui avait valu quelques ennuis avec la police -bagarres, etc.- et qu’il n’avait pas forcément que des amis à Fontaine-l’Évêque et dans la région. Vengeance, Règlement de comptes, agression brutale ? Tout était possible dans cette affaire, qui prive malheureusement une petite fille de 9 ans de son père, à tout jamais. Alors, les enquêteurs persistent et poursuivent leurs investigations, tout en essayant de protéger les proches de Bernard Cordier des rumeurs inévitables...


    Et ils confirment : dans une affaire criminelle, les premières heures, les premiers jours sont d’une importance cruciale pour l’élucidation. Plus le temps passe, plus l’enquête s’annonce longue et difficile. La preuve par l’exemple ? Depuis l’affaire de Fontaine-l’Évêque, deux autres crimes ont été commis dans la région, ils ont été résolus, quasiment dans la foulée. En revanche, d’autres affaires traînent, parfois depuis des mois ou des années, dans les cartons des enquêteurs l

    AN.D.

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