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La rénovation des églises fontainoises, pas une priorité

ar Maureen Vanverdegem.

Les dossiers des églises Saint-Vaast et Saint-Christophe sont connus de tous à Fontaine-l’Évêque. Depuis plusieurs dizaines d’années, ils défrayent la chronique. Fin 2019, Philippe Seghin (UB) a interpellé le bourgmestre Gianni Galluzzo pour faire le point. Parmi les quelques petites nouveautés, on retient l’installation de fissuromètres. Cependant, globalement, ça stagne…

Photos Kim Foucart

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Désacralisée depuis longtemps, l’église Saint-Vaast devait être réaménagée en centre culturel. Rejeté par la Région wallonne depuis 2017, le projet stagne depuis lors. L’église classée Saint-Christophe nécessite, elle, une rénovation depuis… près de trente ans. Ces sites constituent deux des dossiers les plus complexes de Fontaine-l’Évêque.

Alors qu’il avait interpellé le bourgmestre Gianni Galluzzo à leurs propos lors d’un Conseil communal fin 2019, Philippe Seghin (UB) a tenu à faire le point. « La majorité manque d’ambition », accuse-t-il.

« En 1992, de première fissures sont apparues sur la voûte », se remémore-t-il. « En 1999, un programme de restauration en trois phases a été mis sur pied. La première a été réalisée en 2004 pour un coût de 1,3 million d’euros », poursuit-il. Mais c’est en 2005, au moment de faire approuver la deuxième phase par la Région Wallonne, que les choses se compliquent. « Depuis lors, plus rien n’a avancé. Quant à la troisième phase, elle n’a même jamais été envisagée. Le dossier stagne et la Ville ne fait rien. »

Alors qu’il a hérité de ce poids sur ses épaules, Gianni Galluzzo se défend. L’ex bourgmestre MR Philippe Seghin le dit lui-même : « Quand nous étions au pouvoir, nous n’avons rien fait non plus. Il y a plein d’autres gros dossiers sur lesquels nous avons travaillé : Saint-Vaast, le Mika shoe… Alors, c’est vrai, cette église a été mise de côté. »

Si rien de concret n’apparaît clairement, le Collège communal a fait installer des fissuromètres pour connaître l’état de stabilité du bâtiment. « Nous devrions avoir les résultats en mars », raconte le bourgmestre Gianni Galluzzo. Mais rien ne convainc Seghin : « Et pourquoi ne pas envisager une consultation populaire ? Cela vaut-il encore la peine d’investir ? », insiste-t-il. « Quoi qu’il en soit, il faut que le diocèse, la fabrique d’église, le patrimoine et la Commune se réunissent rapidement pour prendre une décision. »

ESV.jpgDu côté de l’Église Saint-Vaast, la situation diffère. On se rappelle qu’un projet de centre culturel avait vu le jour, mais avait été refusé par la Région Wallonne en 2017. Depuis lors, l’architecte a démissionné et un nouvel auteur de projet a dû être désigné. Ces complications ont entraîné un retard certain et la Ville n’est plus en mesure de finaliser les travaux pour la date butoir de validité des subventions octroyées pour le projet.

« Nous avons été reçus par le cabinet du Ministre de l’Urbanisme Willy Borsus à la fin de l’année pour exposer le problème. Les membres ont été séduits par le projet et se sont montrés plutôt positifs. D’autres financements sont peut-être possibles », rassure Gianni Galluzzo. « Nous attendons une réponse pour ce début janvier. » La suite au prochain épisode, qui ne devrait pas tarder. En attendant, Philippe Seghin l’assure : il ne lâchera pas l’affaire !

D’autres projets se concrétisent

PN.jpgÀ Fontaine-l’Évêque, d’autres dossiers traînent depuis des années… et la majorité ne les a pas oubliés. Le Mika Shoe, dont le bâtiment a été finalisé mais doit encore être équipé à hauteur de 50.000 euros, a d’ores et déjà été renommé Point 9. « Nous aurions voulu débuter des activités dans ce nouveau centre culturel dès avril, mais ça semble compliqué », avoue le bourgmestre. « Cela redouble notre motivation à clôturer ce projet pour qu’il soit enfin inauguré. »

L’autre dossier important de cette mandature, c’est la salle des fêtes. « C’était une promesse d’élection et une priorité », assure Gianni Galluzzo. Alors qu’IGRETEC avait fait placer des filets pour SDF.jpgsécuriser l’extérieur du bâtiment, l’intercommunale réalise une étude d’opportunité à l’intérieur. Les résultats devraient en résulter d’ici février. « Nous pourrons alors envisager des sources de financement pour ce dossier. Une étape après l’autre. »

Avec le château Bivort qui nécessite lui aussi d’importants travaux, la Ville n’est pas au bout de ses peines. « Le patrimoine a été le parent pauvre pendant très longtemps et nous en subissons les conséquences », regrette le bourgmestre fontainois.

 

 
 
 
 

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