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Caméra de surveillance placée illégalement

Afin de lutter contre les dépôts clandestins, la commune de Fontaine-l’Evêque a décidé de faire appel aux caméras de vidéosurveillance mobiles. Actuellement, ce système est en phase de test. Ce qui ne devrait pas être le cas, car l’entité n’a toujours pas obtenu toutes les autorisations nécessaires pour le placement de caméras. De fait, elle n’a pas eu la déclaration de la commission de la protection de la vie privée.  

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La caméra placée à la rue du Roton a été volée.
Thierry Portier

Pour lutter contre les dépôts clandestins qui posent toujours autant de problèmes dans les communes de la région, l’entité de Fontaine-l’Evêque a décidé de faire appel aux caméras de vidéosurveillance mobiles. Des caméras qui s’allument au moindre mouvement.

Ce projet a été présenté et approuvé lors d’un précédent conseil communal.

D’ailleurs et avant même son approbation, la majorité socialiste avait présenté une liste comprenant les endroits les plus problématiques, soit une quinzaine de rues au total.

Pour respecter la réglementation en termes de pose de caméra dans l’espace public, les autorités locales doivent se tourner vers la zone de police des Trieux et la commission de la protection de la vie privée (CPVP). Alors que la première citée a bien donné son accord (des panneaux de signalisation indiquant la présence de caméras ont été disposés à proximité les lieux sensibles, ce qui en est la preuve), la commune n’a toujours pas la déclaration de la CPVP. Cela alors qu’une caméra de vidéosurveillance a déjà été placée dans l’un des endroits sensibles. En d’autres termes, la commune a déjà lancé son projet sans avoir terminé la procédure. Les caméras sont donc posées illégalement.

De plus, cela bafoue, quelque peu, la réglementation liée à la protection de la vie privée de ses citoyens.

La commune risque dès lors une amende de 25 à 100 €.  « Cette amende est fixée par la loi caméra. Ce montant doit cependant être multiplié par les décimes additionnels. Les décimes additionnels sont un coefficient qui s’élève actuellement à 6 » , explique-t-on du côté de la commission. 

« La vie privée de nos citoyens a été respectée », se défend l’échevin des finances et en charge de ce projet, Philippe D’Hollander (PS).  « La caméra a été placée à la rue du Roton, soit derrière les terrils et donc loin des maisons. » 

Il est vrai que les premières habitations se situent à plusieurs centaines de mètres du lieu où a été placé ce système de vidéosurveillance.

Au niveau des résultats, il semblerait que celui-ci porte ses fruits. Selon les autorités locales, plusieurs PV ont été dressés. Les Fontainois ne sont pas les seuls responsables. « Les contrevenants sont parfois originaires des communes voisines » , précise l’échevin. 

Enfin et pour la petite histoire, la caméra d’une valeur de 80 euros a, au grand dam des autorités locales, été dérobée récemment.  « Elle était pourtant bien cachée » , termine Philippe D’Hollander (PS). 

La lutte contre les dépôts clandestins à Fontaine-l’Evêque s’annonce malheureusement plus difficile que prévu.

O.Pâq.

 

 

Commentaires

  • C'est absurde alors comment faut il faire poser une personne en faction 24/24h. Nous on est cycliste et on passe toujours devant ces dépotoir es et v´est une vraie désolation.

  • Vie Privée ? Mettre ses crasses sans vergogne dans un endroit public. Et puis quoi encore? Dites, la prochaine étape ce sera de présenter des excuses à ces ...?

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