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Renvoyés en Cour d'Assise.

FAITS_DIVERS.jpgC’était il y a un an et demi, un samedi après-midi d’avril 2014, à Mons. Hugues Laurent, 42 ans, est abattu en pleine rue, à deux pas de la Grand-Place. Un peu plus tard, deux Carolos originaires de Fontaine-l’Evêque se rendent aux autorités judiciaires. Ils reconnaissent le tir mortel dans un contexte de rivalité amoureuse, mais nient la préméditation. Hier, la chambre des mises en accusation les a renvoyés devant la cour d’assises. Le procès aura lieu courant 2016.

 

Le drame remonte au 5 avril 2014. Un samedi bondé dans les artères commerçantes de la ville de Mons. Aaron Notel et Savvas Nicolaïdis, deux amis d’enfance, âgés d’une trentaine d’années et originaires de Fontaine-l’Evêque croisent la route d’Hugues Laurent, « Hugo », un homme de 42 ans. Le rival amoureux d’Aaron. 

Quelques mois plus tôt, en effet, Sophia, la copine d’Aaron, a quitté le jeune homme pour Hugues. Depuis, la situation est tendue. Il y a eu des paroles désagréables échangées et même une voiture incendiée…

deux coups de feu.

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La rencontre est explosive. Mais c’est Savvas -et pas Aaron- qui sort son arme, un 357 Magnum et qui tire. À deux reprises dans une rue d’Havré bondée à 16h30.

Hugues Laurent s’écroule : la première balle l’a touché dans l’avant-bras gauche mais la seconde, mortelle, l’a touché au flanc et a transpercé le cœur. Les secours s’activent mais en vain. Le 357 Magnum est en effet une arme redoutable… 

Dans la confusion, les auteurs ont pris la fuite. Ils se rendront un peu plus tard aux autorités judiciaires et seront inculpés d’assassinat.

par hasard ? 

Les deux amis tiennent le même langage, la même version. Ils étaient à Mons pour l’amusement, disent-ils. C’est par hasard qu’ils ont croisé Hugues Laurent, ils ne le suivaient pas et ne cherchaient pas une rencontre, ni une explication. Il n’y avait donc aucune préméditation, disent-ils. Savvas va même plus loin : « Je ne le connaissais pas. Mais quand je l’ai vu porter la main à son sac, j’ai pensé qu’il allait sortir une arme et tirer. J’ai pris la mienne et j’ai tiré le premier ». S’il était en possession, illégale, d’un 357 Magnum, c’est à cause d’une agression dont il avait été victime quelque temps plus tôt, dira-t-il encore. 

Aujourd’hui, un chapitre se clôt. Le suivant s’ouvrira devant la cour d’assises du Hainaut en 2016.

 

AN.D.

 

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