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Malaise mortel pour un chauffeur de semi

FAITS_DIVERS.jpgTerrible drame sur le R3 à hauteur de Forchies-la-Marche ce lundi 22 décembre 2014 vers 10 heures du matin. Le chauffeur d’un semi-remorque n’a eu que le temps d’arrêter son camion sur le bas-côté avant de s’affaler sur son volant, pris d’un malaise. Malgré l’intervention des secours, le malheureux, originaire de Châtelet, est décédé sur place.

 

Le chauffeur circulait sur le R3, en direction de Mons, quand il a été pris d’un malaise à hauteur de Forchies-la-Marche. L’homme a eu la présence d’esprit -et le temps- de freiner pour s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence. Mais il n’a pas pu arrêter son moteur et le semi-remorque a continué à avancer en se mettant en ciseau. C’est le conducteur d’une camionnette qui s’est arrêté quelques instants plus tard en constatant la situation inhabituelle. Il a bien tenté de ranimer le chauffeur en lui prodiguant un massage cardiaque, mais sans résultat. Les hommes de la police de la route sont arrivés dans la foulée, de même qu’un ambulancier qui passait par là avant l’arrivée de l’ambulance requise sur place. Pour le malheureux chauffeur, il était trop tard : il a succombé.

Pascal : « Personne ne s’est arrêté... »

Pascal Gailly, 48 ans, reste très marqué. Lundi matin, c’est lui qui, le premier, s’est arrêté sur le R3 à Forchies-la-Marche, afin de porter secours à un camionneur victime d’un malaise : «Si on avait réagi plus vite, il serait peut-être encore vivant. Ou du moins il aurait eu sa chance» dit-il. En effet, Nicolas, le chauffeur du poids lourd est resté affalé sur son volant durant 10 longues minutes avant qu’un automobiliste s’arrête, Pascal en l’occurrence.

«Le tachygraphe montre que le camion s’est arrêté à 10h01 ou 10h02. Moi, j’ai lancé mon appel au service 100 à 10h10. Et c’était le premier appel ! Sur cette autoroute fréquentée, personne ne s’est arrêté, personne n’a appelé les secours. Ces 8 ou 9 minutes auraient peut-être pu le sauver, il était encore vivant quand je suis arrivé, on sentait son pouls. »
Pascal est formel : on voyait bien que quelque chose n’allait pas, le camion était arrêté à cheval sur la bande d’arrêt d’urgence et sur la première bande de circulation. C’était dangereux, quelqu’un aurait pu au moins signaler cet obstacle à la police des autoroutes. Et puis, en passant, on voyait bien que le chauffeur était effondré sur son volant, avec sa portière ouverte... Pascal Gailly est ouvrier communal à Gerpinnes, il a aussi une formation de secouriste, c’est peut-être cela qui lui a donné le bon réflexe : «Je ne pouvais pas ne pas m’arrêter. J’ai essayé de le descendre de sa cabine pour lui faire un massage cardiaque. Je suis finalement parvenu à l’extraire avec l’aide des deux policiers qui sont arrivés, on a pratiqué les premiers secours durant 4 ou 5 minutes avant l’arrivée de l’ambulance... Mais avant l’arrivée de la police, j’ai vu de nombreux automobilistes qui ralentissaient au passage, sans s’arrêter. »

Pascal reste très choqué : «Je n’ai pas dormi de la nuit, je revois toujours son visage devant moi». D’ailleurs, mercredi matin, il est allé rendre un dernier hommage à Claude au funérarium : «Je ne le connaissais pas, mais j’avais besoin d’y aller». Claude était un type bien, disent ses amis : ces deux-là auraient pu s’entendre...

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AN.D.

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