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18 mois ferme pour l’ «arnacoeur»

Justice.jpegIl a totalement dépouillé son ex-compagne

Dix-huit mois ferme : c’est la peine sévère infligée par défaut à Johan M. Après 18 mois de relation amoureuse avec Bénédicte, il a rompu par SMS en janvier 2012. Lorsque la victime est rentrée chez elle, il avait disparu avec tous ses objets de valeur (bijoux, sacs Vuitton, PC, etc) mais aussi avec sa voiture et ses cartes de banque. Il a vidé son compte en banque mais également le compte de la maman de Bénédicte, atteinte d’un cancer.

Après avoir disparu sans laisser d’adresse pendant 18 mois, Johan M. est réapparu au tribunal correctionnel pour le prononcé du jugement. Il a appris par la Nouvelle Gazette qu’il était poursuivi devant le tribunal et a contacté un avocat. Me Deprez a écrit au président Dayer pour lui demander de rouvrir les débats afin que le prévenu puisse se défendre. En effet, Johan M. conteste une bonne partie des préventions à sa charge.
Dans son jugement, le président a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait aucun élément nouveau dans le dossier justifiant une réouverture des débats. Le juge a souligné que le prévenu pouvait faire opposition au jugement ou interjeter appel. Le tribunal a déclaré toutes les préventions établies dans le chef du prévenu. Il est d’ailleurs en aveux d’avoir emporté lors de leur rupture la Renault Mégane cabriolet et une série d’objets mobiliers appartenant à Bénédicte sans son accord.


Johan M. contestait cependant avoir vidé les comptes en banques de Bénédicte et de sa mère. Au total, il a emporté quelque 13.000 euros qu’il a claqués au casino de Namur où les enquêteurs l’avaient retrouvé.
Il avait déclaré aux enquêteurs qu’elle lui avait donné de l’argent lors de leur rupture pour régler ses dettes de jeu. Des dénégations jugées peu crédibles par le tribunal qui a souligné que les retraits avaient été effectués le lendemain de la séparation, ce qui prouve qu’il a bien détourné les cartes bancaires des victimes. Johan M. a été reconnu coupable de toutes les infractions. Le tribunal a tenu compte de la gravité des faits et de leur répétition. Le juge a souligné la facilité avec laquelle il avait profité de confiance de ses proches pour les dépouiller. Il lui a infligé 18 mois de prison ferme et une amende de 1.500 euros.

Le substitut du procureur du roi a requis son arrestation immédiate. «Il ne s’est jamais présenté aux audiences et on a eu toutes les difficultés à le retrouver. Il y a un risque élevé qu’il tente de se soustraire à l’exécution de sa peine» a dit le substitut.
Me Deprez a expliqué que son client était désormais domicilié à Fontaine-l’Evêque et voulait régulariser sa situation. C’est uniquement parce qu’il n’avait pas de domicile qu’il n’a pas reçu la citation à comparaître. L’avocate a souligné que son client n’avait aucun antécédent judiciaire et qu’il allait faire opposition au jugement pour contester les préventions à sa charge. Après réflexion, le juge l’a laissé en liberté. l

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