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Prises de bec à répétition au CPAS

logo cpas bleu.jpgUn conseiller démissionne. Un conseiller au CPAS témoigne son désarroi...

Le centre est au bord de la catastrophe : les discordes, les disputes et la mauvaise gestion pénalisent les bénéficiaires du service. L’homme a de la bouteille, comme on dit. Il fait de la politique depuis 1980. « En 1982, j’ai d’ailleurs rejoint le conseil du CPAS jusqu’en 1988 », raconte Michel. «C’était une très belle expérience où tout le monde travaillait main dans la main.»

Aujourd’hui, malheureusement, le tableau affiche une mine bien terne. Le CPAS n’est plus que l’ombre de lui-même. «C’est le chaos», ajoute-t-il. «Le service est au bord du gouffre.» Selon lui, les réunions du conseil du CPAS se déroulent dans des conditions apocalyptiques. «Le 23 juillet, par exemple, nous avons entamé la réunion à 19h. Eh bien figurez-vous qu’elle s’est clôturée à 1 heure du matin. Cette réunion fleuve a été perturbée par une quantité invraisemblable de discordances et de remarques...» Le mal-être est tel qu’un conseiller a décidé de démissionner. C’est dire. On le sait, le fonctionnement du CPAS de Fontaine est perturbé depuis plusieurs mois (voir la photo qui illustre des graffitis observés en 2012). L’an dernier, au printemps, un service extérieur avait même entrepris une enquête pour déterminer ce qui n’allait pas dans le service.

«LE PRÉSIDENT N’ASSUME PAS SON RÔLE DE RASSEMBLEUR DANS L’ÉQUIPE»

À l’époque, la secrétaire avait été mise sur le côté. Aujourd’hui, on sait qu’elle travaille toujours au CPAS au profit des assistants sociaux. Mais on a aussi et surtout appris qu’elle plaçait des bâtons dans les roues de l’actuelle secrétaire faisant fonction. Ou, à tout le moins, les deux fonctionnaires ne s’entendent pas du tout. Alors évidemment, dans le service, cela crée des tensions. Selon Michel, il y a aujourd’hui deux camps dans le CPAS. La tension est palpable aux quatre coins du service. «À mon sens, c’est le président qui n’est pas capable d’apaiser les tensions. Un président doit davantage unir les forces plutôt que les disperser.»

L’EX-SECRÉTAIRE ET LA NOUVELLE SE TIRENT DANS LES PATTES

Outre la guéguerre dans le service, le fonctionnement semble laisser à désirer. «À titre d’illustration, le conseil a voulu installer un nouveau membre alors qu’il n’avait pas prêté serment devant le bourgmestre.» Un cas d’école. Et les fautes administratives sont régulières, on vous épargne les détails techniques. En attendant, le climat est déplorable et cela porte nécessairement préjudice sur les bénéficiaires du CPAS, sans parler de l’absence d’épanouissement professionnel pour celles et ceux qui y travaillent quotidiennement.

P.B.


Commentaires

  • !!!???

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