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Le CPAS est au bord de la faillite

logo cpas bleu.jpgLes caisses communales sont dans le rouge

Il n’y a plus de sous àFontaine-l’Evêque. La crise financière fontanoise n’est pas un cas isolé en Région wallonne même si, ici, les conséquences se font davantage ressentir!

On vous épargne les analyses politico-financières. En un mot comme en cent, il n’y a plus de sous dans les caisses communales de Fontaine.

1. Les classes de neige
L’absence de moyens s’illustre tristement par la diminution des aides pour permettre aux élèves d’aller aux sports d’hiver. On vous parle des classes de neige, évidemment. Une évasion pour les uns, une pause pour les autres, ce séjour enrichit tout le monde. Cette année, l’aide communale a failli passer à la trappe, pour des raisons d’organisation politique au lendemain du scrutin d’octobre dernier. Finalement, elle sera de 2.500 euros en lieu et place de 10.000 euros. Résultat, le séjour des enfants de l’athénée a dû être raccourci et l’ASBL qui gère le bâtiment a mis la main au portefeuille, ainsi que l’école. Le programme du séjour a été revu pour baisser le coût au maximum afin d’éviter un supplément aux parents qui payaient déjà 250 euros.

2. Le CPAS boit le bouillon
La situation du CPAS n’est guère plus réjouissante. Et ici, l’ampleur de la crise est nettement plus inquiétante. Fontaine-l’Évêque fait partie des communes où le taux de chômage est élevé. Du coup, les nouvelles mesures fédérales qui visent à exclure plus rapidement les bénéficiaires des allocations de chômage vers le RIS (revenu d’intégration social) du CPAS coûtent très chères à la Ville.
Que les choses soient claires, à ce rythme-là, Fontaine court à la faillite. Le bourgmestre lui même fait cette triste analyse. « S’il n’y a pas de prise de conscience du Fédéral ou du Régional, nous courons à la catastrophe », nous disait-il hier, en substance. Alors, que faire ? 2013 est sauvée grâce à une dernière aide de la Région. Pour 2014, pas de solution…

3. La police est trop chère
Le budget pour la police n’est guère plus rose… On sait d’ores et déjà que la dotation sera insuffisante. À titre de comparaison, Courcelles (qui partage la même zone de police) a prévu 600.000 euros en plus dans son budget. Fontaine est incapable de faire la même démarche. La majorité espère malgré tout une éclaircie car elle a demandé une révision des comptes…

4. Pension des agents
Le frais de personnel de l’administration pèse lourd dans la balance. La majorité a réussi à conserver les 13 personnes dont le contrat à durée déterminée arrivait à échéance. Par contre, pas de nouvel engagement. Mais il y a bien plus grave : les pensions des fonctionnaires. La cotisation assumée par la commune va augmenter pour arriver à 41.5% en 2016. Pour Fontaine, cela se traduit par une dépense importante qui, pour l’heure, est impossible à assumer…

5. Service incendie noyé
Et les autorités communales ne sont guère plus à l’aise à propos du service incendie. Ici aussi, le Fédéral cause des soucis aux élus locaux. La charge financière des services de secours est prise en charge à concurrence de 50% pour le Fédéral et 50 % pour le communal. Question : si cet accord est rompu, comment Fontaine va-t-elle trouver l’argent ?

6. Les priorités avant tout
Tant pour la majorité (PS) que pour le MR et le cdH (opposition), le budget 2013 est prudent et responsable. Et surtout, l’équilibre est respecté… pour cette année.
N’ayons pas peur des mots, l’administration est face au mur. À l’instar d’autres communes de la Région wallonne, les caisses sont vides. Il faut donc faire des choix.  « Il faut envisager le pire scénario, celui où le rôle de la commune se résumerait à ses missions obligatoires sur le plan légal, faute de moyens », déplore l’ancien bourgmestre Philippe Seghin (MR).  « Cette perspective n’est pas réjouissante mais, à ce rythme,  elle est malheureusement plausible. » On n’en est pas encore là.


En attendant, Fontaine est contrainte de concentrer ses moyens sur ce qui est vraiment indispensable.
Faire fonctionner une commune, c’est identiquement la même chose que faire fonctionner une famille : on n’achète pas un nouveau téléviseur si on n’a pas assez d’argent pour se chauffer.


À la commune, c’est pareil, on paye d’abord l’indispensable avant de financer, par exemple, les comités de quartier. l

PHILIPPE BOUDART

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Commentaires

  • Je ne sais pas d'où proviennent certaines informations de cet aricle mais remettons les pendules à l'heure:
    Le budget 2013 de la Ville de Fontaine-l’Evêque a effectivement été soumis au Conseil communal de ce 23 mai et, contrairement à ce qui a été annoncé par l'ancienne majorité, la situation n'est effectivement pas rose.
    Le Collège communal d'aujourd'hui (PS) n’engagera donc pas la commune les yeux fermés. En 2013 et probablement dans les années qui suivront, il préconise une prudence de sioux qui sera de rigueur au sein des services communaux. Le Bourgmestre, Noël VAN KERCKHOVEN met un point d’honneur à disposer de finances saines. Tout cela pour dire que Fontaine-l’Evêque a voté un budget de transition qui est rigoureux et réaliste. Pas question de toucher aux taxes tout cela en maintenant les services communaux ainsi que le personnel communal.
    Le budget ordinaire présente un solde positif de 2832,66 euros si on ne tient pas compte de la seconde partie de l’emprunt CRAC3 (1.273.399,50 €) que la ville a décidé de solliciter. Une partie de cet emprunt servira à honorer le droit constaté de 524.900 € que le CPAS a enregistré dans ses comptes en 2007 sous l’ancienne majorité.
    Le Collège a la fierté d’avoir maintenu la situation du personnel telle qu’elle était au changement de majorité. Cependant, aucun engagement n’est prévu et le remplacement de départs se fera uniquement selon les nécessités des services.
    La ville a aussi créé une cellule énergie associant le CPAS avec relevé des compteurs gaz-eau-électricité chaque mois et analyse des consommations en vue des décisions pour de futurs investissements, notamment avec le projet IN HOUSE d’Igretec permettant, à terme, des économies d’énergie.
    Le Collège des Bourgmestre et Echevin a aussi décidé de recourir à une balise pluriannuelle en matière d’investissements. Cela veut dire que Fontaine-l’Evêque va investir davantage cette année mais devra diminuer ses investissements les années suivantes pour respecter une moyenne imposée sur une durée de 6 années.
    En ma qualité d’Echevin des Finances, j'ai la volonté de travailler sur des prévisions à 5 ans. Quand le PS est arrivé au pouvoir début décembre, il n’avait pas encore été demandé aux services leurs besoins pour 2013 ! La volonté de la nouvelle majorité socialiste est de commencer à préparer le budget 2014 en août 2013, avec un maximum de projections pluriannuelles.
    Il faut aussi savoir que la chasse aux mauvais payeurs est ouverte ; le nouveau receveur, de même que l’ensemble du Collège, y est particulièrement attentif. Il n’y aura plus de rappel, sauf le recommandé avant contrainte. Un marché public sera passé cette année pour faire appel aux meilleurs services de huissiers.
    Les infractions urbanistiques font l’objet également d’une attention particulière.
    Une réunion avec le cadastre est programmée car le Collège a découvert quelques lacunes dans la mise à jour des données.
    Une réunion a eu lieu avec Belfius pour analyser le profil de la dette. Le Collège envisage quelques économies en lien avec les taux d’emprunt.

    Sur le plan des investissements, une priorité sera accordée à la sécurité et à la mise en conformité, notamment des écoles. L’ancien bâtiment dit « Mika-Shoe » au centre ville continuera à être restauré (aménagements intérieurs). 100.000 euros seront consacrés à l’entretien des rues. L’éclairage public sera lui aussi amélioré (en 3 phases). Le service des travaux disposera quant à lui de matériel complémentaire pour une efficacité optimale.
    Il importe de préciser qu’il n’y aura aucune nouvelle taxe en 2013. Le Collège travaille sur l’adaptation des règlements pour 2014 avec sans doute des adaptations de taux liées à l’indexation.
    La situation du CPAS et de la zone de Police sera à suivre de très près dans les prochains mois pour adapter au besoin la dotation lors du premier ajustement. En attendant, il faut que le CPAS et la Police continuent à réfléchir sur des pistes d’économies ou des recettes nouvelles.
    Avec l’aide du Centre régional d’Aide aux Communes, la Ville de Fontaine-l’Evêque espère résister au mieux aux difficultés financières que rencontrent la plupart des communes wallonnes et qui est un point de discussion au sein de l’Union des Villes et des Communes wallonnes.
    Philippe D'HOLLANDER.

  • Qu'on le veuille ou non, le fédéral a transféré une partie de ses charges vers les communes en excluant des chômeurs et en les poussant vers les CPAS. Cela avait selon moi du sens, mais il aurait fallu aider les communes. Les charges résultant des obligations en matière de pensions et zones de police sont également incontournables. Je crois que tant l'ancienne majorité que l'actuelle ont essayé de faire face, mais le gros coup reste à avaler. Il est clair qu'il faut maîtriser les frais de personnel en ne remplaçant pas les départs naturels, et en évitant les dérapages salariaux dans le personnel communal et le CPAS. Et espérons que le pays tiendra le coup après les législatives, sinon c'est la cata ... et pas seulement pour Fontaine !

  • Bien Philippe, belle remise à l'heure des pendules...!!!...toujours bien tenir informer le Citoyen de tout changement de situation...même si elle n’est pas bonne à entendre…!!!

  • Quant à financer les comités de quartiers, je tiens à dire que notre comité (pétria) n'a jamais reçu aucune subvention de la ville. Et ce n'est pas la petite subvention qui est octroyée par le comité qui la demande qui pourrait ruiner la ville.
    Les cpas de toutes les villes vont se retrouver dans la même situation vu la gestion désatrueuses et les lois débiles votées au gouvernement.

  • ça été dit plusieurs fois, le problème est au niveau cpas, trop d'aide, trop généreux, les dossiers doivent être mieux traiter ! le cpas n'est pas là pour aider mr a avoir une voiture, quand on est fauché et malheureusement ça arrive a tous bah on va en bus mener les enfants a l'école!

    pourquoi ne pas lancer une taxe pour les mauvais entretiens des rigoles, trottoirs, ou haies de maison ? ça permettrais de rentrer des finances et d'amélioré la propreté de la ville qui est désastreuses ! là au moins ça serait une taxe ciblée et pas encore une fois "tout le monde".

  • L'UNION DES VILLES et des COMMUNES WALLONNES a exigé que l'Etat fédéral respecte les pouvoirs locaux, stoppe immédiatement les transferts de charges et prenne sa part de responsabilités financières dans les missions essentielles pour l'avenir du pays, mais financièrement très lourdes pour les villes, communes et CPAS.
    Appauvrir les pouvoirs locaux et les para-locaux exerçant leurs missions déléguées (CPAS et intercommunales), c’est désinvestir dans l’avenir, c'est un non-sens économique.
    Les pouvoirs locaux wallons sont réalistes, tournés vers l’avenir et responsables. Ils demandent simplement que les autorités fédérales et régionales assument également leurs responsabilités. Est-ce donc trop demander ?
    Par rapport au message d'Arlette sur les Comités de quartier, l'article de la NG est erroné. Nous relançons les Comités et le subside de 125 € par Comité se trouve au budget et à disposition des Comités, dont celui du Pétria.

  • D'accord sur l'analyse de Philippe D'Hollander, le fédéral a un peu trop facilement réglé ses problèmes au détriment des pouvoirs locaux, cependant chacun doit balayer devant sa porte, et les citoyens peuvent aussi s'investir dans les avictivités qui leur sont chères (quartiers, club divers, ...) sans attendre que tout tombe du ciel. La Wallonie changera quand les wallons n'attendront pas tout des subsides et du public. Dans les pays du nord, les citoyens s'organisent beaucoup mieux pour autofinancer leurs activités locales.

  • Tout est chair, lorsque l'exclusion est la conséquence de mauvaise gestion, après les heures de gloire sans partage, les fortunes faites, les entreprises fermées les requins partis sous d'autres cieux, laissant dettes en héritage au peuple démuni... tout est cher lorsque dans les caisses l'argent ne vient plus faire tinter le son des dollars... Il est temps que le peuple retrouve l'esprit du partage des responsabilité, reprendre son destin commun en main, organiser l'entraide, cultiver cet esprit collectif pour ensemble redresser la tête, relever ses manches, et se mettre au travail de l'assainissement, de la rénovation, de la coopérative des projets réalisés dans l’intérêt général... Les ressources sont encore à portée de mains, celles ci doivent se réunir pour pallier au mauvais sort. Il n'y a pas de fatalisme...et ces hommes de providences qui n'ont que des mots lancés en l'air pour se donner de grands airs, laissons les se délecter d'illusions, avec eux, le gouffre se creusera encore plus...N'attendre rien de personne, Soyons le futur par des actes créateurs et solidaires. Créer des ateliers, des jardins collectifs etc....

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