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Ludivine quitte sa tente pour Fontaine-l'Evêque

6.jpgLudivine, c’est cette jeune femme de 28 ans, à la rue depuis des mois et qui vit sous tente depuis quatre semaines, près du ring de Bruxelles, à Drogenbos.


Coiffeuse de formation, la jeune femme a tout perdu à la mort de son père et la saisie de leur maison, synonyme de dégringolade sociale et humaine.


« Je me suis retrouvée à la rue du jour au lendemain », confiait Ludivine à nos confrères. « Au début, je faisais des petits boulots, quand j’avais ma voiture, avant qu’elle ne tombe en panne ».Une équipe télé de RTL était allée à sa rencontre, ce jeudi, et le reportage a fait boule de neige. « après avoir vu ce reportage, ma compagne et moi n’avons pas hésité », confie un habitant de Fontaine-l’Evêque, qui souhaite conserver l’anonymat : « Nous sommes montés dans notre voiture, nous avons pris des sacs de nourriture pour aller à sa rencontre. Sur place, il y avait déjà plusieurs dizaines d’autres personnes qui avaient fait de même, c’était vraiment impressionnant!»


Sur place, le couple venu de Fontaine-l’Evêque discute avec Ludivine... « Ma compagne et moi, nous avons été surpris par la volonté qu’a cette jeune femme de s’en sortir, de retrouver un boulot », poursuit ce Fontainois. « On a aussi discuté avec plusieurs autres personnes qui voulaient l’aider. Une habitante de Nivelles lui a proposé de passer la nuit chez elle, avant que nous ne prenions le relais pour ce vendredi et les jours suivants. Et nous sommes aussi en contact avec un libraire de Houdeng-Gœgnies dans le Centre, qui est prêt à faire des aménagements dans son magasin, pour y installer un petit appartement... »



Qu’est-ce qui a motivé ce couple à héberger ainsi Ludivine, qu’ils ne connaissaient pas avant d’avoir vu ce reportage ? « Je vous l’ai dit, c’est le tempérament de Ludivine : elle veut retrouver un travail... Non, nous ne sommes pas dans le milieu associatif : ma compagne a une pension de veuve, je suis moi-même en état d’invalidité de travail. Nous ne roulons pas dans le luxe, mais nous avons de quoi offrir un toit décent à cette jeune femme. J’ai déjà pris contact avec notre bourgmestre, pour accélérer la domiciliation de Ludivine chez nous : elle pourra alors se mettre en règle dans ses démarches auprès du Minimex, de la mutuelle...

Nous veillerons sur elle, mais sans être intrusifs, aussi:on le lui a dit, elle aura sa vie». Cet hébergement sera toutefois momentané, « même si on ne sait pas combien de temps cela durera. Il y a ce libraire qui propose cet appartement. On reste en contact avec plusieurs personnes de confiance : voir autant de monde autour de Ludivine, ça réchauffe le cœur, oui. Mais il faut aussi se méfier de personnes peut-être mal intentionnées ». Le couple dispose également d’un compte qui sera mis à disposition de la jeune femme.

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B.BT

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