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La secrétaire du CPAS nous écrit

flo5.jpgFlorence Hubo, secrétaire du CPAS de Fontaine-l' Évêque désire réagir à nos articles relatifs à la grave crise qui secoue l’institution fontainoise. La législation le lui autorise, et La Nouvelle Gazette lui en donne volontiers le droit.

Voici sa réaction.

1. Je démens formellement les faits de harcèlement et d’abus d’autorité qui me sont imputés à tort. Il s’agit, en l’espèce, de pures allégations non étayées par des éléments probants et relayées par une minorité du personnel du CPAS. Toutes ces personnes sont unies entre elles par des liens étroits familiaux, amicaux voire amoureux. La loi du16 juin 2007 sur le harcèlement moral au travail définit et qualifie de façon précise ce qu’il convient d’entendre par “harcèlement”. Il revient donc aux instances compétentes (judiciaires et/ou administratives) de se prononcer sur la réalité ou non de ces faits.

2. Je travaille au sein du CPAS depuis le premier novembre 1986. J’y ai travaillé pendant 19 ans en qualité d’assistante sociale et j’ai encore, actuellement, des contacts avec des personnes que j’ai aidées et suivies au quotidien et qui continuent à me témoigner leur reconnaissance. J’occupe les fonctions de secrétaire du CPAS depuis maintenant 6 ans et demi. Au cours de ma carrière, je n’ai jamais commis aucune faute professionnelle, manqué à mon devoir, eu le moindre reproche ou le moindre courrier de mise en garde, démérité dans mes fonctions. Mes qualités de “greffier” et de “gestionnaire” ont été, à plusieurs reprises, reconnues comme irréprochables. À titre exemplatif: en septembre 2005, quand j’ai été désignée comme secrétaire f.f., le compte courant de l’administration présentait un solde négatif d’un million d’euros. Actuellement,le compte présente un solde positif de minimum 200.000 euros par mois.

3. Dans l’article du 7 février 2012, on dit que le CPAS a été paralysé par une grève durant une matinée entière...Cette affirmation est totalement fausse. Seuls huit agents ont décidé de faire un arrêt de travail de deux heures et, pendant ce temps, les permanences sociales ont bien été assurées par leurs collègues. Dans l’article du 9 février 2012, le rédacteur continue à aggraver la situation réelle en y citant que deux tiers des travailleurs sont partis en grève... alors que seules huit personnes sur quarante (quatre agents du groupe des plaignants étaient en congés payés) ont participé à cet arrêt de travail: si je compte bien cela représente 20 % du personnel...

4. À plusieurs reprises, il est indiqué que la secrétaire faisant fonction est écartée: cette affirmation est totalement fausse. Sachez que je suis actuellement en congé de maladie depuis le 30 janvier. J’ai effectivement des problèmes de santé liés aux faits de harcèlement dont je suis moi-même victime, aux injustices et aux accusations gratuites auxquelles je dois faire face. Les compétences de mon médecin traitant sont-elles elles aussi mises en doute? Je ne fais l’objet d’aucune sanction, ou autres mesures d’ordre ou disciplinaire.

5. Je pointe le régime discriminatoire avec lequel j’ai été traitée: en effet, alors que les parties plaignantes ont été entendues par le pouvoir politique en place, ma demande d’une telle audition a fait l’objet d’une fin de non-recevoir. Aucun débat contradictoire n’a été mis en place. Une liste de vingt pages de griefs à mon encontre serait entre les mains du syndicat représentant les parties plaignantes sans qu’il m’en soit donné connaissance. Dans ces conditions, j’estime que sont bafoués l’article 6-1 de la convention européenne des droits de l’homme et notre constitution qui prévoient l’accès à un procès équitable et la possibilité d’exposer ses moyens de défense en réponse aux griefs précis, pertinents et clairement portés à sa connaissance.

6. Je dénonce l’utilisation, dans les articles incriminés, de photos dites “photos prétextes” qui influencent délibérément le jugement du lecteur.

7. Le chef de file de l’opposition PS au conseil communal, Noël Van Kerkhoven, déclare que “les vacances de Madame Hubo ajoutent du trouble au chaos et nuisent aux bénéficiaires du CPAS eux-mêmes ”. Cette affirmation est totalement erronée dès lors que je ne suis pas en vacances mais bien en congé de maladie et que le service est, en toute hypothèse, assuré par la personne qui me remplace habituellement quand je suis en congé. Je reste disponible pour répondre au téléphone à toute demande de renseignements: ce qui a déjà été fait depuis mon absence de ce mois.

8. Monsieur Van Kerkhoven m’accuse d’être partie sans donner mes mots de passe: ce qui bloquerait l’avancement de plusieurs dossiers mais surtout il parle de sabotage et/ou de volonté de cacher certains éléments... Monsieur Van Kerkhoven ne connaît manifestement pas le fonctionnement au sein du CPAS: en ce qui concerne mes dossiers informatiques, ils sont tous repris dans le serveur. Ce qui signifie que l’accès est possible de chaque ordinateur du CPAS. Je n’ai jamais utilisé le disque dur de mon poste personnel pour précisément éviter de paralyser l’administration en cas d’absence. Non je n’ai rien à cacher! Comme dans tout CPAS, nous avons un conseiller en sécurité dont le rôle est de détenir tous les codes d’accès... alors ne mettez pas non plus en cause les compétences de cette personne. Enfin, il reste l’accès à ma boîte mail: elle est vidée régulièrement car le Receveur et la personne de confiance qui me remplace habituellement quand je suis en congé y ont accès. Je demande dès lors à Monsieur Van Kerkhoven de vérifier ses sources... Ces propos relèvent de la diffamation voire de la calomnie, confinent à l’injure et à l’outrage tels que définis par les articles 443 et suivants du Code Pénal.

J’invite donc Monsieur Van Kerkhoven à revenir sur ses propos. À défaut, plainte sera déposée à son encontre. Il est manifeste que je suis la victime d’une guerre politique entre plusieurs personnalités de l’entité, sur un fond de visées électoralistes auxquelles je suis totalement étrangère.

Commentaires

  • Je ne suis plus étonné que la locomotive aux 139 !!! voix sur 140 votants au pool du ps de l'ENTITE de Fontaine ne réponde plus au téléphone(GSM)et que son bras droit soit contre le DROIT DE GREVE à l'icdi (voir face book).PAROIL doit se retourner dans sa tombe.

  • Les chiffres, on leur fait dire ce que l'on veut.
    On peut faire une autre analyse que celle de cette dame : ce sont, en fait, les employés qui sont concernés par cette situation. Ils sont 17 au total avec 13 "Contre Madame Hubo" et 4 "Pour Madame Hubo". Les aides-familiales et ouvriers se disent "non concernés" par ces événements.
    On se rend vite compte qu'en lieu et place de 20% contre elle, ce sont quasi 70% des employés !!!!!
    "Procès équitable", "Droits de l'homme", références juridiques diverses, vérification des sources, ..., de la poudre aux yeux !
    Un audit interne (employons le terme) est programmé et Arista statuera sur le fait qu'il y ait eu harcèlement ou non !!! Jouer les Caliméro avant n'occultera pas l'attente de ce rapport et cette débauche de mots ne remplacera jamais des scoubidous tendus en même temps qu'un C4!
    Au passage, vérification faite, la délégation syndicale citée ne possède aucun document de 20 pages ! Vérifiez vos sources aussi Madame Hubo.

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