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Georges Rovillard, ancien maïeur, inquiété dans le dossier du terrain de football

n.c. Mercredi 26 octobre 2011

Il va être cité à comparaître dans une affaire concernant le 2e terrain de football communal. Il semble qu’il ait donné un accord verbal à un entrepreneur local pour remblayer celui-ci. De manière informelle. Il n’y a pas trace d’un marché public...

t-20111026-H3FJM2-0.jpgAoût 2006, le fonctionnaire délégué Raphaël Stockis donne son accord à la Ville de Fontaine-l’Evêque: le relief du second terrain de football, situé en contrebas du château, peut être modifié. Fréquemment touché par des inondations, il est impératif que ce terrain soit drainé. Conforté par cet accord, il semble que Georges Rovillard, alors bourgmestre, va commettre une erreur qui lui vaudra une citation directe du parquet de Charleroi. Il aurait donné son accord verbal à un entrepreneur local, occupé sur un chantier dans une rue voisine, pour effectuer les travaux et remblayer le terrain. Cela sans ouvrir la moindre procédure de marché public. Plus de cinq ans plus tard, rien n’a encore été fait... Et l’équipe de football ne dispose toujours que d’un seul terrain. En mai 2007, la nouvelle majorité communale s’inquiète une première fois: et demande à l’entrepreneur fontainois de ne plus déverser les terres les jours de marché. Quant au contenu des remblais, un agent technique procède à des sondes: il n’y a heureusement pas de matériau contaminant. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Inquiet de ne rien voir avancer, le collège demande à l’entrepreneur de se presser, mais aussi de clôturer le terrain. “ L’exécutant ” des travaux refuse, estimant qu’il fait là un geste commercial gratuit pour sauver le terrain des inondations... Il décline par ailleurs toute responsabilité concernant les possibles déchets. D’autres personnes sont, en effet, venues déverser des matériaux. En mai 2009, le collège presse l’entrepreneur pour qu’il termine les travaux de remblaiement pour la fin du mois de juin de cette année-là. Rien n’y fait et la Ville le met en demeure de terminer cela pour le 15 août. En mars 2010, face au manque de nouvelles, l’administration communale fontainoise estime qu’il y a assez de terre pour effectuer les travaux demandés et elle congédie l’entrepreneur. Une enquête avait aussi été ouverte concernant la mauvaise gestion de l’ancien club de football, JS Fontainoise. Il semble qu’il n’y aura pas de poursuites dans ce dossier, la Justice estimant que les autorités communales ont simplement réalisé un investissement bancal...

Antonio Scavuzzo

Commentaires

  • halala et dire qu'il veux se repréenter au communal ...
    on tiens enfin une explication du pourquoi du terrain car ça fait x années que c'est a l'abandon sans aucune nouvelle ...

  • Voici une réponse à l'article de presse publié dans La Nouvelle Gazette que monsieur Rovillard m'a demandé de reproduire ici.
    Chose faite, Derry Turla.

    Monsieur,

    Je tiens à vous informer de ce qui suit.
    Après consultation d'un expert en marchés publics, et vu que je suis
    convaincu que vos assertions dans l'article en cause sont fausses et/ou inexactes,
    vu aussi le titre de votre article qui me met en cause alors que le fond de l'affaire ne me concerne en rien,
    je prierai mon avocat d'intenter une action judiciaire contre vous et la
    Nouvelle Gazette.
    Salutations,


    Georges ROVILLARD,
    Rue Vandervelde, 262,
    6141 - Forchies-la-Marche.
    GSM: 0475.54.01.80

  • La situation du terrain de football de Fontaine est essentiellement due à l'inaction totale du Collège actuel.
    Personnellement, je n'ai jamais donné aucun accord à qui que ce soit
    dans ce dossier.

  • Monsieur.

    Je vous confirme que je n'ai rien à voir dans ce dossier et que je n'en
    ai aucun souvenir..

    Je ne connais l'entrepreneur en cause que de nom et je ne peux donc
    pas lui avoir donné personnellement un accord verbal quelconque.

    Si un accord a été donné à cet entrepreneur, il ne peut l'avoir été que
    par le Collège lui-même, sur rapport de l’Échevin des travaux et du service des travaux.

    Trace doit donc pouvoir en être retrouvée au secrétariat de la Ville ou
    au service des travaux.

    En outre, je ne vois pas en quoi un "marché public" aurait été nécessaire car si vos écrits sont exacts, il se serait agi d'un geste "commercial" de
    l'entreprise en cause.
    Donc, un marché public, pour quoi faire ? Pour zéro franc, zéro centime ?

    Dès lors que cela n'aurait rien coûté à la ville...

    En outre, selon vous, le permis de bâtir avait bien été délivré.

    Voilà ce que je déclarerai devant le Tribunal si je suis cité dans ce
    dossier.
    Rien de plus, rien de moins.

    Bref, je ne comprends rien à vos assertions ni à la raison d'une
    éventuelle citation directe.

    Selon les informations qui m'étaient revenues il y a peu de temps et
    dont je vous avais fait part, c'est l'actuel Collège qui serait en cause dans cette affaire, pour avoir laissé "pourrir" une situation bien connue de ses membres depuis quelques années.

    Je vous prie de publier sans délai le présent texte, A TITRE DE DROIT DE RÉPONSE, dans la Nouvelle Gazette, y compris sur le site internet de ce journal.

    Je vous en remercie d'avance.
    Salutations.


    Plus je réfléchis à votre article, plus je le trouve ridicule, voire diffamatoire
    à mon égard, principalement en ce qui concerne un éventuel marché public.

    En effet, si vos allégations sont exactes, je répète: pourquoi aurait-on fait un marché public ?

    Pour avoir plusieurs entrepreneurs soumissionnaires qui auraient proposé le travail pour des milliers d'euros ? Alors qu'un autre proposait de tout faire gratuitement, en respectant un permis de bâtir délivré selon vous en août 2006 ?

    Si telle est, selon vous, la position du Parquet, elle est risible !

    Est-ce la condamnation de VAN GOMPEL pour la pelouse du Sporting qui vous a inspiré ?

    En plus, avant de publier de telles inepties, un bon journaliste aurait vérifié ses sources et demandé mon avis, avant de publier un titre désobligeant à mon égard.

    Pour autant que nécessaire, je maintiens n'avoir personnellement jamais donné un accord à l'entrepreneur en cause.

    Bref, je ne peux admettre vos agissements et vous informe que désormais, tout lien de confiance est totalement rompu entre nous.

    Je communique tout ce dossier à mon Conseil avec qui je discuterai de la suite à donner à cette affaire en ce qui vous concerne.

    Salutations,


    Georges ROVILLARD

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