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Il ne faut jurer de rien

de Musset.

Par le Théâtre des Galeries

Succès de foule pour "Le Théâtre au Château" présenté par le service Culture et le Centre Culturel de la Ville de Fontaine-l'Evêque.

Valentin, âgé de 25 ans, se retrouve face à un dilemme : son oncle refuse de lui prêter, à nouveau, de l’argent, à moins qu’il ne se marie. Mais le mariage est la dernière chose que Valentin souhaite, car selon lui, se marier, c’est prendre le risque d’être trompé. Il décide donc de démontrer cette vérité à son oncle en se rendant "incognito" chez sa promise, Cécile, avec le pari de la séduire en seulement huit jours.

DISTRIBUTION

Van Buck - Michel Poncelet

Valentin Van Buck - Denis Carpentier

La baronne - Catherine Claeys

Cécile, sa fille - Juliette Manneback

L’abbé - David Leclercq

Le maître de danse - Romain Mathelart

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Mise en scène - Fabrice Gardin

Costumes - Françoise Van Thienen

Scénographie - Léa Gardin

Lumières - Laurent Comiant

Construction du décor - Stéphane Devolder - Philippe Van Nerom - Cédric Kotulski

Peinture du décor - Carine Aronson

Couturières - Sylvie - Rachel - Maria

Tout comme Camille dans "On ne badine pas avec l’amour", Valentin refuse le mariage dans "Il ne faut jurer de rien", l’une par endoctrinement et orgueil après des années de couvent, l’autre par crainte de souffrir et… par orgueil.

Valentin a 25 ans et mène une vie insouciante entre les femmes, le jeu et l’alcool, grâce à l’argent de son oncle qui décide pourtant un jour d’arrêter de payer ses dettes s’il ne se marie pas. Mais le jeune homme craint les amours éphémères. À ses yeux, se marier, c’est prendre le risque d’être trompé, de souffrir à la fois de la honte et de l’amour blessé. L’oncle, Van Buck, décide pourtant d’aller rendre hommage à la baronne de Mantes; il espère obtenir la main de sa fille, Cécile, pour son neveu. Valentin manigance alors un "piège" : tenter de séduire en huit jours la jeune fille, si elle succombe à ses charmes, il ne l’épousera pas puisque cela démontrerait sa frivolité. En effet, comment avoir la garantie qu’un galant ne pourrait pas la conquérir aussi facilement après le mariage ?

Bien entendu, la suite illustrera le proverbe "Il ne faut jurer de rien" : c’est-à-dire qu’il ne faut jamais être trop sûr de soi et hâter son jugement car tout peut se révéler bien différent.

En 1836, Alfred de Musset est un homme blessé. Il n’a que 26 ans et a déjà connu les affres du désespoir amoureux aux côtés de Georges Sand avec qui il a vécu quelques courtes années intenses et tumultueuses. L’amour, principal sujet de ses tourments, constitue aussi le cœur de son œuvre lyrique et romantique. En 1836, il publie "Il ne faut jurer de rien", pièce en trois actes autour d’un proverbe.

Musset exploite avec brio toute une gamme de procédés comiques dans son proverbe résolument tourné vers une optimiste gaieté. L’humour et l’ironie dominent : ces deux registres font la force et le charme de Valentin lors de ses joutes verbales avec son oncle dont les arguments moralisateurs sont systématiquement contrés par des réparties plaisantes.

Les diverses formes de comique (caractère, situation, mots, gestes) manifestent constamment l’esprit de l’auteur.

Quelques photos ...
Théâtre au château

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