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Saint-Vaast : «Tout est à recommencer »

Bonne nouvelle : le subside de 3,5 millions d’euros est disponible jusqu’au 30 septembre 2020 

Pour gagner du temps, la commune de Fontaine-l’Evêque va travailler en concertation directe avec la DGO4 et le cabinet du ministre Carlo Di Antonio 

Le projet Saint-Vaast, vieux d’une vingtaine d’années, est l’un des projets phares de la commune de Fontaine-L’évêque. En quelques mots, dans et autour de l’église, il est prévu de construire des logements, une salle dédiée à la culture et une salle des fêtes. Aujourd’hui, la commune doit recommencer le dossier depuis le début. Pour accélérer les choses, la commune et l’architecte désigné pour le chantier vont travailler en concertation étape par étape avec la DGO4 et le cabinet du ministre Carlo Di Antonio (cdH). 

 

Le projet Saint Vaast, cela fait près de 20 ans que l’on en parle à Fontaine-l’Evêque.

Pour rappel, ce projet prévoyait le réaménagement de l’église Saint-Vaast en centre culturel, le café « le Cercle » en salle des fêtes et en logements, la construction de locaux techniques derrière l’église, et une ouverture sur le parc Roi Baudouin au départ de la rue Joseph Parée… Pour financer ces travaux, la commune peut compter sur une enveloppe SAR (site à réaménager) estimée à 3,5 millions d’euros. Tout semblait rouler comme sur des roulettes. Le début des travaux avait même été annoncé en août 2015, soit après les congés du bâtiment.

Douche froide

Malheureusement, il y a quelques mois, la douche froide. Un fonctionnaire de la Région s’est mis en travers, refusant plusieurs aménagements prévus dans le projet sous prétexte qu’ils ne rentraient pas dans l’enveloppe du SAR. Toutes les parties, soit le cabinet du ministre wallon de l’Aménagement du Territoire Carlo Di Antonio (cdH), la commune et l’architecte, s’étaient pourtant accordées il y a plus d’un an. Cet accord n’était resté que verbal. « Il n’y a pas eu de P.-V., donc aucune preuve de ce qui s’est dit durant ces entrevues », explique le bourgmestre Noël Van Kerckhoven (PS). « Dans cette histoire, nous avons perdu deux ans. »

Aujourd’hui et pour ne pas laisser un chancre en plein cœur de la ville, il a fallu réagir. Dès lors, plusieurs entrevues se sont enchaînées au cabinet du ministre. Et à la suite de ces réunions, la commune doit l’admettre : tout est à recommencer, enfin presque.

Des changements vont être apportés au projet initial. Quid de la nef de l’église qui menace de s’effondrer ? « Seule la région veut la conserver. » La commune, elle, veut garder la tour et le clocher et raser le reste.

Un délai prolongé

Et pour cela le temps presse car le dossier doit être rentré au plus tard pour le 30 septembre 2018. « Non », se réjouit le bourgmestre. « Nous avons eu la promesse que notre subside serait dorénavant disponible jusqu’au 30 septembre 2020. »

Une bonne nouvelle pour la commune. De fait, il aurait été impossible de rentrer un dossier pour un projet d’une telle ampleur pour le 30 septembre 2018. Malgré ce délai prolongé, le temps presse. « Et pour ne plus perdre de temps, il a été convenu que nous travaillerons en concertation directe avec la DGO4 et le cabinet du ministre. »

Après de multiples rebondissements, ce dossier qui aura fait couler beaucoup d’encre, semble être remis sur les bons rails. C’est du moins ce qu’espèrent la commune et ses concitoyens, après tant d’années d’attente.

Affaire à suivre.

O.Pâq.

Commentaires

  • En clair, malgré que la commune doit admettre que tout est à recommencer, ce n'est pas de la faute des siens mais c'est bien à cause de ce maudit fonctionnaire de la région qui s'est mis en travers mais aussi à cause de l'absence de PV pour sceller l'accord préalable, et maintenant, c'est aussi à cause de ce Ministre Carlo Di Antonio qui ne daigne même pas donner audience assez rapidement pour sauver ce dossier !!!

    Y a-t-il quelqu'un dans cette commune qui s'est posé la question de savoir si ce dossier avait bien été monté ? Qu'en a dit le responsable du service urbanisme avant de se mettre sur le flanc ? Qu'en pensent tous ceux qui ont travaillé sur ce dossier pendant autant d'années ?
    C'est de la faute d'autres méchants fonctionnaires régionaux, c'est cela ?

    Quels sont ceux qui n'ont jamais réclamé à temps le fameux PV qui était sensé sceller l'accord ?

    A-t-on seulement pointé les diverses responsabilités dans l'échec de ce projet ? A qui doit-on dire merci ?

    Bon sang, cette affaire sent franchement le grand amateurisme !

    Bref, les fontainois n'ont plus qu'à croiser les doigts pour que le projet puisse enfin passer fin septembre 2018 en espérant qu'une autre "malédiction " ne se produise.

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