Pin it!

Des comportements violents au CPAS

Des vigiles pour calmer les citoyens violents  

4.jpgHausse des comportements violents dans la salle d’attente du CPAS, notamment suite aux exclusions du chômage

Ces derniers temps, le président du CPAS Sébastien Verstricht (PS) et la directrice de l’institution ont constaté une hausse des comportements violents vis-à-vis de leurs employés. Un vigile embauché, un visiophone à l’entrée installé, un système d’alerte… Le CPAS a pris plusieurs dispositions pour permettre à son personnel de travailler en toute sécurité.  

 

Avec les mesures d’exclusion du chômage prises par le gouvernement fédéral et mises en application depuis le 1 er janvier 2015, de nombreuses personnes ont été dans l’obligation, pour toucher un revenu, de frapper à la porte des différents CPAS (Centre Public d’Action Sociale) du pays. 

Des personnes qui se retrouvent dans des situations précaires et qui ne savent parfois pas garder leur calme au cours de leur visite dans les bureaux de l’action sociale.

À Fontaine-l’Evêque, le président du CPAS Sébastien Verstricht (PS) et la directrice de l’institution ont d’ailleurs constaté une hausse des comportements violents sur leurs employés.

La raison ? Des personnes qui se trouvent dans des situations difficiles se voient refuser, dans certains cas, des aides sociales.  « Nous avons été interpellés par les syndicats à ce sujet » , souligne Sébastien Verstricht. 

Pour tenter de solutionner cette problématique qui devenait récurrente, le CPAS a décidé de réagir.  « Nous avons engagé un agent de sécurité », précise le président du CPAS. « Son rôle est de dissuader ceux qui auraient l’intention de proférer des insultes ou, pire, de réaliser des agressions physiques sur nos employés. La présence de ce vigile permet à notre personnel de travailler en toute sécurité. » 

L’agent est présent durant les heures de permanence, soit tous les lundis, mercredis et vendredis matins.  « Et cela, pour les deux prochaines années. » 

L’action sociale a également mis en place un bouton-poussoir dans chaque bureau.  « Durant leurs permanences, nos assistants sociaux pourront actionner une sonnette pour alerter le gardien si le visiteur devient, à leurs yeux, menaçant. » 

Enfin, le CPAS de Fontaine a également installé un visiophone à l’entrée du bâtiment.

 

Afin d’éviter les dérapages, le CPAS de Charleroi avait aussi modifié sa manière d’accompagner les citoyens. « Les problèmes surgissaient souvent dans la salle d’attente », explique-t-on auprès du CPAS carolo. « Les gens s’emportaient, car ils devaient attendre trop longtemps. Pour lutter contre ce phénomène, le service carolo a privilégié les prises de rendez-vous. Le but est de les recevoir vite et de manière efficace. » 

À Charleroi comme à Fontaine-l’Evêque, l’agent de gardiennage joue un vrai rôle de gestionnaire de salle.  « L’antenne de Charleroi accueille de nombreuses personnes sur une matinée. Certaines d’entre elles viennent à l’improviste, d’autres ont rendez-vous. Cette différence peut donner lieu à de l’incompréhension. Pourquoi cette personne qui est pourtant arrivée après moi est-elle invitée à rentrer dans le bureau avant moi ? L’agent est là pour expliquer la raison. La communication permet de désamorcer bien des conflits. » 

Il est triste de devoir en arriver là pour assurer la sécurité des employés du service public.

O.Pâq.

Les commentaires sont fermés.