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Musées fermés depuis 2007, les œuvres pourrissent 

1.jpgCelui du Gazomètre pourrait rouvrir avant 2018

Le musée de la Mine et du Clou est, tout comme celui du gazomètre, fermé au public depuis 2007.

Th.P.

Les musées de la Mine, du Clou et du Gazomètre, situés en contrebas du Château Bivort sont fermés depuis 2007. Aucune mesure conservatoire n’a été mise en place après sa fermeture. Les œuvres, surtout celles placées dans le musée du Clou et de la Mine, pourrissent. Il y a peu de chances de voir ce musée rouvrir prochainement. Par contre, des solutions existent pour celui du Gazomètre. 

Inaugurés respectivement en 1968, 1999 et 2001, les musées de la Mine, du Gazomètre et du clou sont aujourd’hui fermés au public. Une situation qui ne date pas d’hier. De fait, situés en contrebas du château Bivort, soit près de l’Espace Nicolas, ces musées ne sont plus accessibles depuis 2007.

La raison ? Des mesures d’économie selon le bourgmestre actuel Noël Van Kerckhoven (PS).  « L’ancien Collège communal a fait fermer les deux sites car ils étaient trop coûteux en termes de frais de fonctionnement (électricité, chauffage, etc.). » 

Pourtant, ces musées renferment une partie de l’histoire de la commune. Cette dernière était reconnue dans le monde entier pour sa fabrication de clous tant par sa qualité que sa diversité. De nombreuses exploitations minières se trouvaient sur le territoire fontainois.

Pourtant, il semblerait que les autorités locales aient mis de côté leur passé historique. Ainsi au sein du musée de la Mine et du Clou, la vétusté des lieux est telle qu’il y a malheureusement peu de chances de le voir rouvrir un jour. « Une partie du musée est sous-eau. Il y a de nombreux tableaux de présentation de clous qui sont aujourd’hui fort abîmés à cause d’une humidité omniprésente. Les œuvres et machines comme la forge sont rouillées. Une partie du plafond s’est effondrée. » 

Bref, de nombreux milliers d’euros seraient nécessaires pour réhabiliter les lieux.  « Il faut dire qu’aucune mesure conservatoire n’a été mise en place depuis 2007 » , déplore le bourgmestre également en charge du Tourisme. 

Quant au musée du Gazomètre situé en face de celui de la Mine, la situation est moins chaotique.  « Nous chauffons les lieux de temps en temps pour éviter qu’ils ne prennent l’humidité. Néanmoins, là aussi des problèmes existent. Certaines pièces du gazomètre qui alimentent en électricité le musée sont à remplacer. Remettre en ordre le site est prioritaire par rapport à l’autre. » 

Pour cela, la commune va devoir se mettre à la recherche de subventions, auprès de la CGT (Commissariat général au Tourisme) notamment.  « Nous allons également interpeller ORES. À l’époque, nous avions réussi à être sponsorisés par Electrabel. Nous espérons rouvrir le musée du Gazomètre avant la fin de notre mandature, soit avant 2018 » , termine Noël Van Kerckhoven. 

Enfin, la réouverture de ces musées amènera du public aux abords de l’Espace Nicolas. Cela serait peut-être la solution tant recherchée par les autorités locales pour diminuer les incivilités qui ont lieu sur ce site depuis de nombreuses années.

O.Pâq.

La réaction du Président du CHAF: Moyen d'en faire quelque chose

Président du C.H.A.F. (cercle d’histoire et d’archéologie de Fontaine-l’Evêque), Roland Poliart nous rappelle l’historique et l’importance du métier de cloutier à Fontaine-l’Evêque.

De fait, en 1764, l’industrie cloutière comptait dix-sept forges produisant 84.000 livres de clous et occupant 84 ouvriers . « La ville était clairement reconnue comme étant la capitale mondiale du clou , précise Roland Poliart.  Ils étaient vendus sur tous les continents. » 

La ville de Fontaine-l’Evêque peut également se vanter d’être l’une des premières villes européennes à avoir été éclairée au gaz.

Quant à la situation dans laquelle se trouvent les deux musées, Roland Poliart est attristé.  « Nous n’avons pas senti la volonté des élus locaux de maintenir les lieux en ordre. Il y avait pourtant encore moyen d’en faire quelque chose. »

 

Commentaires

  • Je trouve cela bien dommage car moi je me rappelle que nous allions visiter nos musées avec l'école et ma fille elle aimait visiter ceux-ci avec sa grand-mère . beaucoup plus d'investissement aurais du être fait pour garder l'histoire de nos anciens en vie . Les étudiants visites avec l'école pleins de cites alors pourquoi là-bas et pas ici peut-être pas assez d'investissement et moi je dis DOMMAGE

  • C'est vrai que gérer un budget n'est pas évident, il y a des priorités, on peut l'admettre mais il y a quelque chose que je ne comprend pas c'est que quand la culture disparaît, la ville disparaît, regardez les villes ou on a fait un effort de faire connaître les ressources, les qualités culturelles, les sites a visiter et ou on l'a fait savoir via la presse et via les sites tiuristiques,et bien ces villes attirent en général beaucoup de touristes, et bien sur si on ramène des touristes et qu'on organise des événements culturel, on aura directement des retombées pour les commerçants, enfin , ce qu'il en reste, mais cela pourrait aider également a ce que des investisseurs y voient une opportunité, mais pour cela il faut bouger t
    faire connaître fontaine pour ses origine et pour son passe et ses richesses, alors....on a des personnes qui sont payées pour cela, ou sont les résultats? En tout cas je pense qu'on utilise pas assez le potentiel des citoyens.... a bientot

  • En ce qui concerne les oeuvres (peintures...) j'ai une solution pour les rénover a petit budget....suffit de me contacter

  • Suite à cet article, voici le mail que je viens d'envoyer au collège:
    "Quand mon mari et moi sommes arrivés en 1992 (je crois!) à Fontaine, nous étions enthousiastes. La ville semblait très fière de son patrimoine. Il régnait une atmosphère de renouveau. La Halle aux Livres venait d'être aménagée, l'espace Nicolas transformé.
    Nous avions visité le Gazomètre avec Mme Wanty qui était une guide très compétente. Elle animait avec coeur et était très fière de dire que l'école d'architecture de la Cambre venait visiter cette construction prestigieuse. Des cars étaient régulièrement stationnés sur la place pour la visite. Avec elle, nous avons visité aussi le musée de la mine. Quelle émotion! Quand elle actionnait les machines! Ce bruit infernal qui reflétait assez le calvaire de ces pauvres mineurs. Y a-t-il un métier plus pénible que celui de mineur?
    Nous avions aussi fait le tour de la ville avec la maison de l'environnement de Charleroi. Et par la suite, nous avons fait de nombreuses visites avec Mr Mairiau et Mr Poliart. On parlait de restaurer Saint-Christophe, Saint-Vaast.
    Je me souviens d'avoir assisté au concert du nouvel an assise au balcon de la salle des fêtes. Des activités fréquentes y avaient lieu comme dans la salle de la Solidarité.
    C'était l'époque de Mr Rovillard. Je précise que je n'appartiens à aucun groupe politique. L'homme avait certainement des défauts mais je lui reconnais une volonté de transformer sa ville. Sans a-t-il dépensé sans compter.

    Depuis, c'est comme si Fontaine s'était endormie comme la ville de la Belle-au-Bois dormant.
    Le Gazomètre, le musée de la mine fermés.
    Les pires rumeurs circulant sur celui-ci....

    Dans une ville comptant autant de personnes issues de l'immigration italienne comment est-ce possible? Les arrière petits-enfants ne pourront plus comprendre l'enfer vécu par leurs aïeux?
    Comment en est-on arrivé là? Je ne cherche pas à faire le procès de telle ou telle personne. Plusieurs majorités politiques se sont d'ailleurs succédées.
    D'accord il n'y a plus de sous. Mais l'absence de moyens oblige parfois à être créatif. Le Bois du Cazier est notre voisin. N'aurait-on pas pu solliciter son aide? Il doit y avoir en Belgique des tas d'associations d'anciens mineurs: ne pouvait-on pas travailler avec eux? Demander aux gens des dons?
    Idem pour le Gazomètre...
    Et la salle des fêtes, vous comptez faire quoi? Faut-il lancer un appel au privé?
    Je me trompe sans doute mais j'ai l'impression que ces dernières années les fonctionnaires, les élus fonctionnent...
    Or Fontaine a besoin de projets, d'idées, de créativité, d'initiatives, d'innovations..., de gens qui se lancent en politique non pour avoir leur photo sur une affiche ou avoir des sous mais qui veulent vraiment le bien-être de leurs concitoyens et un renouveau pour leur ville.
    Le tissu associatif est très riche et peut apporter son aide à condition qu'on le sollicite.

    Voilà...Un prince charmant arrivera-t-il un jour sur Fontaine pour réveiller la belle endormie?

    Merci de votre attention"

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